Cinéma & quartier

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Notre association est née d’un puissant désir de rassembler les êtres, de participer au dynamisme culturel d’un territoire. Le cinéma est un outil précieux, il laisse la place à chacun tout en racontant l’histoire de l’humanité. Il rentre dans les salons, dans les discussions de bureaux, les cours d’école, il émeut, suscite des débats, donne de l’espoir. Il est source de partage et de créativité.

L’association propose des projets d’ateliers cinéma dans les quartiers de Pracomptal, de Nocaze et du centre ancien. Nous travaillons en collaboration avec les structures sociales et les habitants des quartiers prioritaires de Montélimar, définis par les cadres du contrat urbain de cohésion sociale. Au fil des ans, nous avons su fédérer de nombreux jeunes.

 

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Chaque année, une quinzaine de jeunes âgés de 10 à 17 ans sont initiés à la réalisation de courts métrages. Chaque film est un projet unique et singulier et son expérience apporte au groupe un réel épanouissement dont nous ne cessons de mesurer la portée.
A l’issue de l’action, les apprentis cinéastes présentent leur film à leurs familles et au public du festival. En 2015, la rencontre avec le cinéaste musicien Abd Al Malik a profondément marqué les jeunes et leur a ouvert une fenêtre de réflexion.
Internet, bien plus que la télévision, propose des millions de vidéos qui enregistrent des centaines de millions de vues, principalement par un public peu exercé au décryptage et au sens des images.

En 2016 nous avons conduit un projet sur la parité « Homme femme ». Le documentaire écrit écrit réalisé par 19 jeunes des quartiers. Envie de découvrir ce documentaire? info@delecritalecran.com ou dans notre page actualité.

Découvrez le documentaire en image :

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CUCS 2014 – PRACOMPTAL

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Intervenant écriture, jeu théâtral, préparation et tournage : Vanessa Lhoste
Assisté de Marine Piffeteau
Intervenant Montage : Fabrice Dautcourt
Chef Monteur Image : Pierre Hébrer
Préparation, suivi et rendu des ateliers : Vanessa Lhoste
Administratrice des ateliers : Vanessa Prémel

Participants : 13 jeunes entre 11 et 15 ans dont 8 garçons et 5 filles : Aaron, Alesia, Ana, Fatima, Hamza, Hiba, Marivan, Mohamed, Nadel, Oumi et Ramzi.
Encadrement des jeunes de Pracomptal : Audrey, Nathalie, Christine, Matthias et Chem.

Déroulement des séances

Courant mai

Rencontres préalables entre Actes en drome et les intervenants du PRE et de la sauvegarde de l’enfance pour la mise en place de l’action. Il a été décidé que des ateliers théâtre et slam seront mis en place. Ils ont pour but de favoriser la cohésion du groupe, la prise de parole et les préparer au jeu devant la caméra. Le travail d’écriture est donc allégé pour cette année.

Il nous a semblé important de situer le sujet du film « hors quartier ». A partir de là, nous avons proposé aux jeunes de réfléchir à un scénario ayant une thématique « fantastique ». Voici la trame: « Trois jeunes vont fêter Halloween au château. Ils se retrouvent mystérieusement enfermés. Ils disparaissent. Que leur est-il arrivé ? » .
Les jeunes ont travaillé individuellement pour trouver des idées.

Mercredi 18 Juin

Première séance d’écriture : Les jeunes ont proposé des axes pour construire leur histoire. Chacun a défendu ses idées, en essayant d’entrecroiser les personnages et les situations. De là, s’est dégagé une narration puis la caractérisation des personnages. Le groupe était dynamique et porteur de nombreuses idées.

Entre le 18 et le 29 juin

L’intervenante écriture a conçu un scénario viable dans le temps de tournage imparti, veillant à ne pas écrire les dialogues.

Lundi 30 Juin

Les jeunes découvrent leur scénario. Ils sont surpris que toutes leurs idées aient pu s’entrecroiser pour ne former qu’une « seule » histoire.

La séance s’organise sur la recherche des dialogues. Sous forme d’échanges et de jeux de rôles chacun est amené à proposer une réplique, à « inventer » le passé de son personnage, son humeur… Le groupe commence à prendre les « rênes » du scénario. Ils se distribuent les rôles et leurs postes techniques sur le tournage.

Sur la base du scénario, ils ont créés des slams. Les jeunes ont d’abord commencé par écrire des champs lexicaux sur le thème des fantômes, du château ou encore des cambrioleurs, thèmes en lien avec leur scénario. Ces SLAMS deviendront la chanson du générique de fin. Après plusieurs répétitions, les slams ont été enregistrés.

Mardi 1 Juin

Les dialogues travaillés la veille ont été intégrés au scénario. Première lecture où chacun tient son rôle. Ils ont alors compris la difficulté du jeu, de l’échange avec les autres personnages et la nécessité d’écouter l’autre.

Nous avons abordé le tournage, en répétant les scènes. Le groupe a travaillé leurs personnages au travers de nombreux exercices d’échauffement théâtral. Ils ont saisit la nécessité de jouer « avec l’autre » et d’être respectueux de son partenaire. Très investis, tous ces exercices leurs ont appris à se positionner dans l’espace, à développer leur créativité et à apprendre des techniques de concentration.

Ensuite nous avons préparé le tournage. Ils ont découvert le matériel et leurs « missions » pendant le tournage ». Chacun a répété son poste (perchman, cameraman, scripte, clapman…). Ensuite nous avons travaillé sur les costumes des personnages.

Chaque acteur a du apprendre son texte par cœur.

Mercredi 2 Juillet

Tournage 9 heures 17 heures au Château des Adhémar.

Repérages des décors et répétitions en costume. Les jeunes se sont montrés très motivés et travailleurs, découvrant petit à petit non pas seulement le jeu d’acteurs mais le travail du son, de l’image mais aussi des divers rôles essentiels d’en un film : la scripte, le clapman…

Malgré le stress, la fatigue de chacun, nous avons tournés cinq séquences et de véritables talents se sont révélés. Peut-être même des vocations !

Jeudi 3 Juillet

Tournages des deux dernières séquences, rythmes intenses et joie de se retrouver.

Afin que chacun puisse essayer tous les métiers du cinéma, cette matinée s’est déroulée sous le signe du partage des tâches.

Nous avons accompagné les jeunes dans leurs choix artistiques et techniques. Ils ont pris des initiatives et nous ont montré qu’ils prenaient à cœur leur rôle de techniciens, d’acteurs. Ils ont réussi à canaliser leur énergie pour aller au bout de leur film.

Deux journalistes sont venus faire des articles, les jeunes ont appréciés d’être ainsi mis en valeur. Fin de tournage dans la joie, l’émotion et l’attente de voir le résultat sur grand écran.
Vendredi 4 Juillet

Séance de montage avec l’intervenant. Comment un OURS (1er bout à bout des séquences) se construit ? Comment utilise-t-on le logiciel de montage ?

L’intervenant répond aux questions des jeunes et fait toutes les manipulations d’images en direct.

Les jeunes ont été à la fois contents de se voir à l’écran et un peu déstabilisés.

Après le travail sur l’image, le montage son a été abordé avec notamment l’enregistrement de sons seuls. Le slam a été utilisé pour le générique de fin. Les jeunes ont été sources de proposition.

Du 10 au 20 juillet

Un monteur image a monté le film, crée les génériques, enregistré et calé les musiques.

Mercredi 17 au 21 septembre

Les participants sont invités à participer au blog du festival. Ils sot accrédités par le festival pour assister aux projections, aux rencontres littéraires, aux spectacles de théâtre, aux concerts et soirées événementielles.

Samedi 20 septembre

Rendez vous à l’auditorium pour la présentation du montage définitif du film devant les jeunes, leur famille et le public du festival.

CUCS 2013/ PRACOMPATAL

Action cinéma 2013

Intervenant écriture, préparation et tournage : Vanessa Lhoste
Assisté de Tristan Ganne
Chef Monteur image : Fabrice Dautcourt

Encadrement des jeunes de Pracomptal: Didine, Laetitia, Amandine, Nathalie, Audrey
Préparation, suivi et rendu des ateliers : Vanessa Lhoste
Administratrice des ateliers : Vanessa Prémel

Participants : 12 jeunes entre 13 et 15 ans dont 7 garçons/5 filles.

Déroulement des séances

27 juin

Première rencontre avec les jeunes du quartier de Pracomptal. Nous leur avions demandé de préparer un court résumé d’un fait divers, événement marquant ou tout simplement une envie de film. Chacun s’est formidablement prêté au jeu. Proposant des sujets, souvent proche de leur quotidien ou bien encore de faits angoissants qu’ils ont pu vivre dans le quartier.

La parole a été très libre.

Une fois les différents sujets exposés nous avons essayé de laisser chacun « intervenir » dans l’histoire de l’autre, proposant toujours des axes de réflexion. Ils ont trouvé échos dans leurs sujets /préoccupations… C’était d’ailleurs assez fort de les voir hisser des ponts…

Nous avons parlé de gouts cinématographiques… Le film d’action remporte les suffrages… Ils n’ont pas conscience du sens des images. La notion d’auteur a été abordée.

La deuxième période de réflexion a été : Qu’est ce que je veux montrer de moi, de mon quartier. L’enjeu de la projection de leur film en « centre ville » devant amis mais aussi un public qui les découvre a été déterminant. Ils veulent montrer malgré les difficultés du quotidien une image positive et d’entraide. Tous les sujets trop violents ont été écartés. Nous avons listés les envies de personnages, d’actions et de valeurs morales.

C’est donc vers cet axe que nous allons travailler…

Durant cette séance de travail beaucoup d’acuité et de créativité des jeunes…

1 juillet

Nous avons commencé par visionner un court-métrage, certains des jeunes en avait déjà vu. Ils ont compris qu’une histoire c’est (peu importe sa durée) avant tout la transformation d’un personnage. Tous les films racontent l’histoire d’hommes et de femmes confrontés à des épreuves. Ils vont (comme dans la vie) d’un point A à un point B…

Nous entrons dans l’écriture d’un 1er traitement de leur court-métrage. Préalablement, actes en Drôme avait établi un fil conducteur que nous proposons aux jeunes dès cette seconde séance. Ils sont emballés par l’histoire, tous s’y retrouvent. En plus l’image qu’ils véhiculent est bonne… Ce sera notre base de travail.

Les enjeux du film sont posés. Nous avons décidé des noms des personnages, travaillé sur leurs caractérisations, certains ce sont identifiés… Nous avons décidé des séquences à conserver, leurs enjeux et valeurs morales. Ils ont tenu à y mettre de l’humour.

Des groupes se sont formés, travaillant sur les séquences. On leur a appris à écrire une séquence (en veillant toujours à se positionner, défendre ses idées, revenir au sens de ce que l’on raconte et pourquoi on le raconte…).

Ils ont « joués » des scènes pour révéler la vérité des personnages, trouver la justesse d’un dialogue. Ils ont compris l’importance d’un directeur d’acteur, d’un metteur en scène.

Aujourd’hui, ils ont pris conscience que ce film était leur histoire. Leur film. Nous avons distribué les rôles. Tous seront acteurs du film.

Super participation de tout le groupe !

2 juillet

Le groupe a découvert le scénario rédigé par actes en Drôme à l’issue de ces deux séances autour de l’écriture. Après une lecture à voix haute où chacun à « jouer » son rôle, ils ont tous pris conscience que la prochaine étape serait de « réussir à en faire un film ! ». Ce qui a provoqué enthousiasme et stress…

Après quelques discussions sur la fin du script, nous avons abordé le travail de préparation du tournage. Par petits groupes ils ont travaillé sur une séquence du scénario. Cette étape essentielle au bon déroulement du tournage demande réflexion sur le texte et organisation. Ils ont du remplir une fiche de dépouillement, noter les acteurs présentes dans la scène, les accessoires de jeu, les décors, les effets…

Ensuite nous avons tout mis en commun et avons cherché des solutions : Comment trouver une moto pour demain ? un transistor ? Ils se sont rendus compte qu’ils avaient écrit un personnage d’un papy mais nous n’avons pas d’acteurs…

Ensuite nous avons répartit le srôles techniques pendant le tournage ? Qui dirige les acteurs, qui filme, prend le son… Ils ont pris conscience pour la 1ère fois que le film est « entre leurs mains ». La caméra c’est eux, les choix c’est eux… On a senti une certaine pression mais toujours une grande envie !

Ensuite nous avons décidé du titre du film. Verdict unanime : « Les jasmins fleurissent aussi au quartier ».

Aujourd’hui ils se sont confrontés au travail d’équipe, à une vue d’ensemble d’un projet. Ils ont pour certains peinés mais ont tous finalement saisi l’importance de la préparation et de l’anticipation. Ils ont tous des missions à accomplir pour demain. Comme penser à amener un accessoire ou costume.

3 juillet

Aujourd’hui nous avons validé le scénario définitif. Les participants ont relus le script et ont joués leurs rôles. Ensuite nous sommes partis repérer les décors des 7 séquences. Ils ont compris que les choix artistiques devaient aussi être réalisables d’un point de vue technique.

Nous avons donc regroupés les séquences dans un minimum de décors. Deux séquences ont été répétées (la 1 et la 3).

Les élèves ont été confrontés aux problématiques de la mise en scène. Faire des choix, être concentré, jouer et diriger des acteurs. Ils ont répété dans les « conditions » d’un tournage, sont alors apparu de grandes difficultés d’attention et d’adaptation.

Pour finir la séance, nous leur avons montré les répétitions qu’ils avaient filmées. Ils ont bien vu que le jeu et le cadre n’étaient pas bons. Ils ont compris que si chacune ne donnait pas le meilleur, le film serait raté.

L’enjeu de demain sera de réussir à s’unir au service du film. Nous leur avons demandé de connaître tous parfaitement le script, acteurs et techniciens.

4 Juillet

Tournage. 9h / 17h. Nous avions préparé une « feuille de service » qui établit l’ordre de chaque séquence avec un horaire de début et de fin. Sur un film professionnel une équipe tourne 3 minutes utiles par jour (environ 25 plans par jour).

Aujourd’hui il va nous falloir tourner 7 minutes utiles par jour et réaliser entre 40 et 50 plans.

Nous avons accompagné les jeunes dans les choix artistiques et techniques.

Ils ont réussi à être dans leurs rôles de techniciens et d’acteurs.

Certains se sont révélés et ont fait un remarquable travail.

Ils se sont tous démenés, prenant cœur cette étape participative.

Le groupe était soudé et le rythme très intense et nous sommes arrivés à boucler le tournage dans le temps qui nous était imparti.

5 juillet

Séance de montage avec le chef Monteur image et les intervenants.

Présentation des grands principes de montage (narration).

Problème de raccord. De rushage et choix des prises. Qu’est ce qui définit le choix d’une bonne prise pour le montage ?

Visionnage d’un ours et travail en groupe sur quelques séquences.

Montage son de plusieurs séquences. Choix des musiques.

Mercredi 18 au 22 septembre

Les participants sont invités à participer au blog du festival et à voir les spectacles munis d’un pass.

Dimanche 22 septembre

Projection du film à l’auditorium en présence des jeunes, leur famille et le public du festival.